Leïla Sebbar, L’Habit vert,  Editions Thierry Magnier, 2006.

Elle dit qu'elle aime ça d'être dehors avec l'équipe et balayer les rues, ramasser ce qu'on jette, papiers, vieux paquets de cigarettes, boîtes de tabac à priser écrasées, boîtes de Coca ou de bière cabossées, prospectus, plastiques ou journaux gratuits périmés, ça l'ennuie pas, elle pique au bout du manche avec le crochet à trois pointes, une fois elle a attrapé, juste, juste, il a failli lui échapper, un billet de cent euros, personne ne l'a crue, c'était vrai.

On les voit dans les rues, les cafés, les hôtels et les gares, les maisons. En service domestique, ménager, sexuel. Descendants des anciennes colonies, ils sont attachés à la personne du «maître». Liens de subordination ambigus, entre violence et tendresse. On les entend rêver, pleurer, rire, résister à la servitude. Passeurs entre l'Orient, l'Afrique et l'Occident.

 

ISBN 2-84420-441-4



Liens sur L'Habit vert

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"L’habit vert. Un titre énigmatique, celui du dernier livre de nouvelles de Leïla Sebbar. Sept histoires de femmes arabes qui évoluent dans un univers propre à l’auteure franco-algérienne, fait de lieux et de souvenirs récurrents (...) Les destins se croisent parfois dans ces très courtes histoires où les filles de la voirie se rêvent top models et où une jeune bonne algérienne découvre la France et sa littérature grâce à sa patronne française. Leïla Sebbar, par son style si particulier, son écriture riche et profonde, regarde vivre ces femmes de second plan avec toute la tendresse d’une mère aimante. Sa plume bienveillante et protectrice leur donne un visage, une voix, un corps, des désirs, une humanité. Une existence."
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Les Cahiers des diables bleus (2006)
Brigitte Aubonnet. Notes de lecture

Passage de L'Habit vert la FNAC

 


Actualisation : juillet 2007